DIABÈTE ET PHYTOTHÉRAPIE

17 avril 2020
PRÉSERVER SA SANTE

Lors de la journée mondiale sur le diabète, qui s’est déroulée le 14 Novembre dernier, une étude a été menée par l’IFOP. Celle-ci a montré que les Français se sentent assez concernés par le diabète : 75% d’entre eux ont une ou plusieurs personnes de leur entourage atteintes par cette maladie.

Le diabète progresse partout dans le monde. En 2000, 150 millions de personnes étaient atteintes par la maladie et on avance aujourd’hui le chiffre de 250 millions. Chaque année, 4 millions de décès sont imputables à cette maladie, qui est aussi une cause principale de cécité, d’insuffisance rénale, d’infarctus du myocarde, d’accident vasculaire cérébral et d’amputation des membres inférieurs… En 2010, les prévisions montrent que la maladie touchera entre 6 et 10% de la population mondiale, et à l’horizon 2030, 435 millions de personnes dans le monde.

Mais, qu’entend-on par diabète ? On parle ici du diabète sucré, qui est du à une mauvaise régulation du sucre dans le sang. Celui-ci peut se révéler selon deux modalités.

– Premièrement, le diabète sucré de type 1, que l’on appelle aussi, diabète maigre ou diabète du jeune, souvent familial. Il se révèle relativement tôt, est devra être traité par l’insuline et une surveillance stricte de l’alimentation, dit régime diabétique.

– Le diabète de type 2, ou diabète gras, se révèle plus tardivement. Il est souvent du à une alimentation trop grasse et trop sucrée, un manque d’exercice, un surpoids. Il sera traité par les antidiabétiques oraux, et souvent, en deuxième intention, par l’insuline (diabète insulino requérant). C’est ce dernier type de diabète qui est en progression constante, pas seulement dans les pays riches, et qui pose aujourd’hui un problème de santé publique.

Outre le problème de la « mal bouffe », des études récentes (Congré Experimental Biology de la Nouvelle Orléans 2009) ont montré que le manque ou la mauvaise qualité du sommeil provoquait une chute de l’insuline et une augmentation de l’insulinorésistance. Ainsi le stress et le manque de sommeil, si fréquents aujourd’hui, ont une responsabilité dans l’explosion du diabète dans le monde. Le diabète est une maladie grave, premièrement par le désordre qu’elle provoque sur la régulation du sucre dans le sang (risques de coma hypo ou hyper glycémique), mais aussi par les complications, cardiovasculaires, rénales, oculaires qu’elle entraîne fatalement à la longue. Donc, le diabète exige un suivi médi cal par votre généraliste et votre endocrinologue, et vous ne pourrez pas éviter dans la majorité des cas un traitement antidiabétique classique.

Si l’on ne peut pas traiter directement le diabète par la seule phytothérapie, les plantes peuvent être d’un grand secours pour améliorer les effets secondaires du diabète, ainsi que pour aider au suivi du régime diabétique (perdre du poids). Certaines plantes diminuent l’absorption du glucose au niveau intestinal, accélèrent la consommation de celui-ci au niveau sanguin. D’autres plantes, par leurs tanins, favorisent l’action de l’insuline, et peuvent avoir une action sur les complications du diabète, par leur pouvoir antioxydant. On connait classiquement l’oignon et l’ail, l’eucalyptus, le fenugrec, l’olivier. Il sera bon d’associer des plantes agissant sur la sphère hépatique et intestinale. Cela améliorera l’action des médicaments indispensables au traitement du diabète. Enfin, un apport en huile végétale riche en oméga 3 sera un plus. Parmi les plantes utilisables dans le diabète, l’olivier a une place particulière, de par son ancienneté et son utilisation ancestrale. L’olivier est cultivé depuis la nuit des temps. Des archéologues ont démontré que la culture de l’olivier remonte à 20 000 ans environ sur les bords du lac de Galilée. Si les Français consomment environ un litre d’huile d’olive par an, les Crétois en ingurgitent 30 fois plus.

Et l’on connait les vertus du régime crétois ! Ainsi, associé à l’ail, ou éventuellement le gui et l’aubépine, l’olivier influencera favorablement la glycémie et aura une action hypotensive et augmentera le bon cholestérol.

Marc Dumon

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